L'HUMANITÉ ROUGE n° 576 -30 novembre 1976 (pages 1 et 3)
Quotidien des communistes marxistes-léninistes de france

La campagne de
soutien
à l'Humanité Rouge

 UNE NOUVELLE
BATAILLE

Depuis 1963, année où ont commencé à se regrouper dans notre pays, les militants
marxistes-léninistes en lutte contre le révisionnisme moderne, la bataille pour la création et le maintien de la presse marxiste-léniniste n'a jamais cessé.
C'est en juillet 1964 qu'a été prise la décision d'éditer un mensuel marxiste-Iéniniste,
organe de la toute jeune Fédération des cercles marxistes-Iéninistes, dont le but devait être de regrouper et d'organiser les militants anciens issus du PCF et ceux plus jeunes qui ne l'avaient pas rejoint en raison de la dégénérescence révisionniste. A travers mille difficultés, cet objectif était atteint en février 1965 où sortait le No 1 de l'Humanité nouvelle alors édité à Marseille.
L'Humanité nouvelle devenait ensuite hebdomadaire en octobre 1965 en même temps
que son administration et sa rédaction étaient transférées sur Paris, signe que les forces marxistes-Iéninistes s'étaient développées et que le mensuel avait bien rempli son rôle.
C'est grâce à cet hebdomadaire que le Mouvement communiste français (marxiste-Iéni-
niste) allait pouvoir lancer une puissante campagne pour l'existence en France d'un véritable parti communiste, battre les dirigeants révisionnistes et la bourgeoisie qui, déjà, s'acharnaient à saboter le journal et détruire de l'intérieur comme de l'extérieur les forces marxistes-Iéninistes, combattre également dans le mouvement marxiste-Iéniniste ceux qui s'opposaient à la création du parti. Cet objectif était atteint le 31 décembre 1967 avec la création du PCMLF qu'annonçait le No 83 du 4 janvier 1968 de l'Humanité nouvelle.
Au cours du printemps révolutionnaire de Mai-Juin 68, l'Humanité nouvelle, comme le
PCMLF, se tint aux premiers rangs de la lutte des ouvriers, paysans, étudiants. Pendant quelques jours, il devint même quotidien. Comme le PCMLF, il fut interdit par la bourgeoisie le 12 juin 1968, ce qui ne l'empêcha de reparaître clandestinement dès août 1968. Aujourd'hui l'Humanité nouvelle continue puisque son dernier No est sorti en octobre.
Cependant les marxistes-Iéninistes avaient besoin également d'une presse légale, c'est
pourquoi le 19 septembre 1968 sortait le No 1 de l'hebdomadaire "Provence rouge" suivi bientôt d'autres journaux régionaux et le 20 février 1968 du N°1 de l'Humanité rouge. Cette sortie de l'Humanité rouge concrétisait la victoire sur les tenants de la liquidation de la presse marxiste-Iéniniste et de l'avant-garde marxiste-Iéniniste et leur dissolution dans les Comités d'action issus de Mai 68 et leur presse.
L'Humanité rouge en est à son No 576, aujourd'hui il est quotidien. Mais entre temps,
quelles batailles pour son maintien et son développement ! Dès 1969, l'Humanité rouge, seul journal marxiste-Iéniniste, est l'enjeu de la lutte contre l'idéologie bourgeoise et celle de la petite-bourgeoisie. Les tentatives pour le détourner de ses buts, pour le contrôler, pour saboter sa diffusion se multiplient. En 1970, lorsque les communistes marxistes-Iéninistes de France traversent une grave crise, l'Humanité rouge est au coeur de la bataille. Il est à deux doigts de disparaître, mais dés octobre 70, grâce au dévouement des militants, au soutien des lecteurs, il connaît un nouvel essor. Traversant de sérieuses difficultés financières, il est à chaque fois sauvé par ses lecteurs qui participent à la souscription permanente.

(suite page 3)

La campagne de soutien à l'Humanité rouge
UNE NOUVELLE BATAILLE

Suite de la p.1

1975 : les forces des communistes marxistes-Iéninistes se sont reconstituées et se sont
développées, la situation politique nationale et internationale l'exigeant, l'Humanité rouge devient d'abord tri-hebdomadaire, puis quotidien.
C'est la plus grande entreprise, la plus grande bataille pour la presse marxiste-Iéniniste.
Bataille contre le sabotage de la bourgeoisie, notamment des dirigeants révisionnistes du PCF, bataille contre notre ignorance aussi.
 
Nous avons commis beaucoup d'erreurs, il a fallu tout apprendre; apprendre à surmonter
des problèmes politiques, techniques, organisationnels nouveaux. Apprendre à rédiger, chaque jour, un journal combatif et vivant, et donner, chaque jour, le point de vue des communistes marxistes-Iéninistes de France sur les problèmes d'actualité, apprendre à confectionner un journal, bataille pour sortir le journal chaque jour à l'heure, pour l'expédier à temps, etc. , et le tout avec des forces permanentes réduites, ridiculement réduites, à côté de tous les quotidiens de la bourgeoisie où l'argent coule à flots, difficultés financières multipliées et chaque fois surmontées grâce aux lecteurs et à leurs souscriptions.
Devant les difficultés et les insuffisances, certains parmi nos amis avaient tendance à
baisser les bras. "Il ne fallait pas se lancer dans une telle entreprise, c'est de la folie", disaient-ils, "jamais vous n'y arriverez" , "nous navons pas les forces, "nous avons encore trop d'insuffisances". Nous répondons à tous ces amis: ce que vous appelez de la "folie", c'est l'esprit d'"Oser lutter, oser vaincre" des communistes véritables. N'était-ce pas de la "folie" pour quelques militants du PCF que de vouloir s'attaquer au révisionnisme, de lancer l'Humanité nouvelle, alors qu'ils n'étaient qu'une poignée, de créer le PCMLF, de le maintenir après sa dissolution, après les crises ? Et pourtant n'avaient-ils pas raison ? Se battre, entreprendre ce qui parait impossible, c'est là l'idéologie de combat marxiste-Iéniniste.
Aujourd'hui notre journal, malgré les pessimistes, malgré tous ceux qui prédisaient, et
ceux qui souhaitaient sa disparition, continue et s'améliore.
Certes, nos difficultés et nos insuffisances sont grandes encore, beaucoup reste à
surmonter. Mais notre quotidien a un bilan positif. A chaque bataille de la classe ouvrière et des masses populaires, des peuples du monde, il a répondu "présent". Des milliers d'ouvriers, français et immigrés, petits paysans, étudiants dont il a soutenu les luttes, ont appris à le connaître, il tient chaque jour sa place sur le front de la lutte contre la bourgeoisie, le révisionnisme moderne, pour l'unité des marxistes-Iéninistes, il soutient la lutte des peuples du monde contre l'impérialisme et le social-impérialisme. Aurions-nous pu mener des campagnes comme celle qui a précédé le grand rassemblement ouvrier et paysan du 14 février 1976, ou la campagne de soutien à nos frères immigrés des foyers Sonacotra, sans le quotidien ?
Mais cela ne suffit pas, il faut se battre encore pour améliorer et développer le journal.
Il nous faut toujours mieux répondre à l'attente des travailleurs.
Cela dépend d'abord de nous. Il nous faut mieux travailler, mieux nous organiser et ren-
forcer convenablement nos organismes, améliorer la rédaction et suivre de plus près l'actualité, les délais d'expédition, surmonter toutes nos insuffisances, et corriger toutes nos erreurs, etc.
Mais cela dépend aussi de vous, camarades et amis lecteurs. D'abord nous avons besoin
de vous, de vos lettres, de vos critiques, de vos encouragements, de vos suggestions, de vos articles et de vos informations. Nous avons aussi besoin de votre soutien financier, car nos frais sont énormes: le prix du papier, de l'encre, les frais d'expédition, les fournitures diverses augmentent sans cesse, il faut payer les salaires, les locaux, le téléphone, l'électricité, l'AFP pour le télex, etc. Mais aussi, le journal ne doit pas en rester là. Les luttes en France et dans le monde se développent sans cesse. Il faut pouvoir se déplacer pour des reportages en province ou à l'étranger, améliorer notre présence en kiosque encore bien trop faible, sortir de nombreuses affiches de propagande, envisager peut-être de devenir quotidien du matin, sortir le samedi, augmenter le nombre de pages, éditer un hebdomadaire pour la diffusion militante. Les idées ne manquent pas. Mais pour les réaliser, il faut encore des frais supplémentaires, et surtout pouvoir y consacrer plus de forces.
Nos lecteurs savent-ils qu'aujourd'hui, nous n'avons que 10 rédacteurs ? Et qui, d'ailleurs,
ne font pas que ça !
Tous ces progrès nous les ferons, avec vous, avec votre soutien politique et financier.
Comment donc soutenir le journal ?
D'abord en gagnant de nouveaux lecteurs, en le faisant connaître. Plus notre journal aura
de lecteurs, plus il aura de correspondance et plus il s'améliorera. L'expérience nous a montré que la meilleure diffusion c'est l'abonnement, malgré les retards, dus aux PTT, dans certaines régions. La diffusion militante d'un quotidien est difficile et la diffusion en kiosque est sans cesse soumise à toutes sortes de sabotages. L'abonnement, lui, permet, d'une part au lecteur d'avoir régulièrement, chaque jour, le journal, d'autre part permet à notre administration d'enregistrer l'entrée d'importantes sommes d'argent sur lesquelles, mis à parties frais d'expédition, aucun organisme de la bourgeoisie ne peut retenir de "ristourne". C'est donc une méthode avantageuse sur le plan politique comme sur le plan financier.
Alors, camarades et amis lecteurs, abonnez-vous, mais surtout mobilisez-vous pour ga-
gner de nouveaux lecteurs, proposez un abonnement à vos camarades de travail, profitez des fêtes de fin d'année pour offrir un abonnement à vos parents, à vos amis. Chacun de vous ne peut-il pas envisager de faire un abonnement supplémentaire ?
Soutenir l'Humanité rouge, c'est aussi participer à la souscription, c'est diffuser les calen-
driers de l'Humanité rouge. Il nous faut rapidement 25 millions d'AF ! Ne vous contentez pas de mettre, encore une fois, la main à votre poche. Organisez des souscriptions de masse, des ventes de masse du calendrier, autour de vous, dans les usines, les campagnes, les écoles et facultés, sur les marchés et dans la rue, au porte à porte. Partout où il y a des travailleurs qui luttent et qui en ont assez du système capitaliste, il y a des travailleurs prêts à soutenir l'Humanité rouge, leur journal.
Ne vous contentez pas encore d'envoyer de l'argent, participez à la campagne de soutien
du journal en nous écrivant pour nous dire ce que représente pour vous le quotidien, pour nous faire part de vos initiatives pour gagner de nouveau lecteurs, organiser la souscription, la vente des calendriers, votre expérience peut aider d'autres camarades et amis.
Grâce à vous, le journal ira de l'avant, sera toujours plus le journal de ceux qui luttent.
Faisons ensemble un grand succès de cette nouvelle bataille pour que vive et grandisse notre Humanité rouge.

EN AVANT POUR
LES 25 MILLIONS

UN NOUVEL ABONNÉ
PAR LECTEUR

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