-L'Humanité-Nouvelle " Organe mensuel de le Fédération des Cercles Marxistes-Léninistes " n°spécial -15 novembre 1965- "Une étape" page 1, " Qui sommes-nous ? " page 1 , " Pour la fidélité à l'idéal communiste - Déclaration solennelle ", "PROGRAMME MINIMUM Adopté à l'unanimité par notre Conférence Nationale Communiste du 31 octobre 1965, à Paris "page 4.

Une étape

....... Certes, nous sommes prévenus contre l'électoralisme et contre le crétinisme parlementaire, ces deux tares qui ont fait tant de mal au mouvement ouvrier français. Nous nous en garderons comme de la peste. Nous veillerons à ne pas y céder.
....... Nous n'en sommes pas prêts pour autant à tomber dans le travers contre lequel Lénine nous met en garde dans " La maladie infantile du communisme " : minimiser l'importance, dans certaines conditions, des possibilités de lutte offertes à la classe ouvrière dans le cadre de la législation bourgeoise, refuser d'exploiter les perspectives, aussi limitées soient-elles, qui lui sont ouvertes, par celle-ci, première conquête sur l'absolutisme, mépriser la combinaison, pour un temps, plus ou moins long, encore nécessaire, du combat dans l'arène parlementaire et sur le champ de bataille extraparlementaire, alors que cette combinaison peut permettre de faire un nouveau pas en avant, en un mot renoncer à utiliser toutes les ressources qui s'offrent à nous, susceptibles de faire avancer notre cause.
....... C'est dire que les élections présidentielles ne nous laissent pas indifférents.
....... La chose est claire: nous sommes des communistes et nous n'avons pas attendu le 5 décembre, ni même le 13 mai 1958, pour dénoncer en de Gaulle l'ennemi de classe, la créature des monopoles industriels et bancaires. Nous avons eu maintes fois l'occasion de donner les raisons de notre opposition irréductible, fondamentale, à son régime. Ce ne sont pas des mesures empiriques et dictées par les circonstances, hors de tout principe, qui pourraient nous amener à modifier notre attitude et notre jugement de fond sur le caractère foncier de sa nature et de sa politique.
....... Nous disons résolument "non" à de Gaulle.
....... Et parce que nous sommes des communistes, nous refusons de nous associer aux "jeux" déshonorants de basse politique auxquels se complaisent les sociaux-démocrates, par nature, et, par contagion, les révisionnistes qui ne savent plus faire rien d'autre que leur emboîter le pas. Nous nous refusons aux combinaisons de l'électoralisme vulgaire dans lesquelles les uns et les autres sont enfoncés jusqu'au cou. Nous nous refusons à jouer les Gorenflot, à baptiser carpe un lapin et homme de gauche un Mitterrand. Nous nous refusons à cette mascarade, à cette mystification, à cette escroquerie.
....... Et nous disons "non", non moins résolument, à ~ , François Mitterrand.
....... Il reste que, de renoncement en renoncement, éclate à la faveur de l'élection présidentielle la faillite de ce qui fut le Parti communiste français. L'équivoque de son comportement, illustrée par nos informations sur les manoeuvres de Zorine et les déclarations de Vinogradov et de l'agence Tass, ajoute encore à son déshonneur.
Il ne s'en tirera pas par son entreprise de diversion qui ne fait que traduire sa panique devant les progrès des marxistes-léninistes français, par sa tentative de nous discréditer en recourant aux moyens les plus malhonnêtes, que même la bourgeoisie n'avait jamais osé utiliser contre lui. Et rappelons-nous seulement que le voyage de Couve de Murville à Moscou, s'il avait eu lieu après le 5 décembre, n'aurait pas eu le même sens.
....... Cela dit sans nous attarder sur le sujet plus qu'il le mérite, ce qui frappe peut-être le plus l'électeur français, c'est l'absence d'un candidat communiste. Ceux qui n'ont pas oublié que les communistes s'étaient déjà effacés en 1946 devant le social-démocrate Vincent Auriol qui leur témoigna sa reconnaissance en contre signant six mois plus tard le décret chassant leurs ministres du gouvernement, n'en sont que plus inquiets de les voir aujourd'hui apporter leur soutien à Mitterrand, ce vieux cheval de retour.
Il est vrai qu'une candidature communiste, dans l'état actuel de dégénérescence du Parti, aurait soulevé de notre part les plus sérieuses réserves. Aussi nous sommes-nous prononcés dès le début pour une candidature authentiquement communiste. Les révisionniste en conclurent -renforcés dans cette idée par un article du "Canard Enchaîné" (!)- que notre Fédération s'apprêtait à présenter un candidat. C'est alors que, perdant tout sang-froid, en proie à la panique, ils déclenchèrent contre nous leur campagne de calomnie, tant était grande leur peur qu'une telle candidature galvanisât les masses populaires et mit leurs combinaisons en échec.
....... Tel eut été, en effet, le résultat d'une candidature authentiquement communiste. Mais le pouvoir avait déjà pris les mesures préventives en rédigeant sa loi électorale. En exigeant des candidats éventuels le versement d'un cautionnement élevé -dépassant naturellement nos possibilités - et qu'ils fussent patronnés par un minimum de cent maires, conseillers généraux ou députés appartenant à dix départements au moins, cette loi barrait la route à tout candidat populaire représentant un mouvement entré depuis peu dans la vie politique du pays, quel que fut son rayonnement dans la classe ouvrière et la paysannerie travailleuse. Ce qui suffirait en soi à faire justice -si besoin en était - des infamies colportées par les révisionnistes sur notre compte.
....... La présence communiste dans la campagne électorale n'en aura pas moins été effective. Nous sommes intervenus dans cette bataille comme dans les autres, sans mettre notre drapeau dans notre poche, sans en avoir honte, sur une base de principe; nous y avons apporté l'élément de clarté qui eut fait défaut si notre jeune Fédération n'avait pas existé et ne s'était renforcée comme elle l'a fait, patiemment et sûrement, depuis dix-sept mois. Nous avons clamé la vérité au-delà des mensonges des uns et des autres, et au-delà du rideau de fumée apporté la lumière. Il sera de plus en plus difficile de mentir, de plus en plus difficile de tromper notre peuple.
....... Le 5 décembre n'est qu'une étape. Il ne nous fait pas perdre de vue l'essentiel: le danger mortel que fait courir au monde l'impérialisme américain; les crimes quotidiens commis par l'agresseur yankee contre nos frères du Vietnam; la menace qui pèse sur nous-mêmes et la sujétion, déjà, en laquelle nous sommes tenus dans le domaine économique. C'est là un problème qui semble échapper à tous les candidats à la Présidence de la République, de de Gaulle au fasciste Tixier-Vignancourt en passant par Mitterrand. Notre peuple peut compter sur nous pour qu'il soit posé comme il doit l'être. Et résolu.

Régis BERGERON.

 

Qui sommes-nous ?

Fondée au mois de juillet 1964 par des militants communistes de Marseille, Perpignan, Grenoble et Bordeaux, qui venaient d'être exclus pour leur refus de condamner les justes positions des camarades chinois, albanais, et d'autres partis frères, la Fédération des Cercles marxistes-léninistes s'est fixé pour objet de regrouper tous les camarades fidèles aux principes du marxisme-léninisme.
....... C'est dire que se sont très rapidement retrouvés dans ses rangs :
....... 1) de nombreux membres du Parti qui poursuivent la lutte interne contre la déviation droitière du révisionnisme moderne,
....... 2) des camarades exclus le plus souvent anti-statutairement en raison de leur activité marxiste -léniniste conforme aux enseignements de Marx, Engels, Lénine, Staline et Mao Tsé-toung ;
....... 3) des hommes et des femmes qui avaient démissionné du Parti depuis plus ou moins longtemps ou n'y avaient pas adhéré par suite de leurs désaccords avec la ligne opportuniste et sans principes poursuivie par les dirigeants.
....... L'objectif stratégique de la F.C.M.L. est l'instauration du socialisme en France. Son premier objectif tactique, première étape à franchir pour aller de l'avant vers son but final, est "l'existence en France d'un parti communiste fondant authentiquement son action sur les principes du marxisme-léninisme". (Projet de plateforme marxiste -léniniste française, publié en mai 1965).
....... Les communistes membres de la F.C.M.L. sont tout le contraire "d'anti-parti". Pour eux rien n'est plus précieux, qu'un parti de type léniniste fondant son unité, sa cohésion et son action sur les principes éprouvés du marxisme-léninisme.
....... Mais ils sont résolument hostiles aux dirigeants actuels du parti communiste français, qui, révisant ces principes, conduisent le parti à sa liquidation complète, précipitant sa dégénérescence sur tous les plans : politique, idéologique et organique.
....... Les militants de la F.C.M.L. qu'ils participent à la lutte interne ou à la lutte externe ou aux deux à la fois, sont convaincus de l'inéluctable triomphe du marxisme-léninisme sur le révisionnisme moderne.
....... Leurs succès sont de plus en plus importants. En un peu plus d'une année, leur influence s'est étendue à près de 70 départements, leur activité inlassable est apparue dans toutes les grandes villes de France comme dans de nombreuses régions rurales.
....... La Fédération des Cercles marxistes -léninistes va de l'avant grâce à un dynamisme retrouvé digne des glorieuses traditions du mouvement communiste et ouvrier français.
....... Son organe ne peut être actuellement que mensuel, mais elle espère parvenir le plus vite possible à la parution hebdomadaire de " L'Humanité - Nouvelle ".
....... Ses progrès dépendent non seulement de ses militants mais de tous les Français et Françaises désireux de favoriser la défense authentique des intérêts de la classe ouvrière, de tous les salariés, de tous les travailleurs de la ville et des campagnes, sur la voie d'une France libre, forte, indépendante et socialiste.

 

Pour la fidélité à l'idéal communiste
Déclaration solennelle

Les militants communistes soussignés,
encore adhérents du Parti Communiste français, ou démissionnaires en signe de désaveu de la ligne politique de droite développée depuis plusieurs années, ou exclus sur ordre des dirigeants pour avoir combattu cette ligne,
1). Réaffirment solennellement leur qualité de communistes et leur accord avec les principes révolutionnaires des Déclarations de 1957 et 1960 des 81 Partis communistes et ouvriers ;
2) .Déclarent qu'aucune calomnie, aucune injure, aucune falsification, aucune délation, aucune campagne de haine venant aujourd'hui des dirigeants révisionnistes comme depuis toujours de la bourgeoisie réactionnaire, aucune incompréhension provisoire des militants sincères mais trompés, ne parviendront à entacher leur honnêteté de communistes et leur intégrité d'hommes, ni à entamer leur fidélité aux principes éprouvés du marxisme-léninisme ; déclarent nécessaire l'existence d'un Parti communiste dont l'unité et la cohésion seraient fondées sur ces principes et proclament leur inébranlable confiance dans la classe ouvrière et les travailleurs de France, dignes héritiers des traditions de la Commune des grandes luttes d'avant 1939, de la glorieuse Résistance et du 28 Mai 1952, dernière journée historique de lutte populaire contre l'impérialisme américain ;
3) .Condamnent la décision du Comité central de faire du politicien bourgeois Mitterrand le candidat du Parti communiste aux élections présidentielles du 5 décembre. Cette décision viole la résolution politique du 17ème Congrès sur lequel ils ont d'ailleurs exprimé leurs critiques; en effet, cette résolution demandait " d'opposer au candidat du pouvoir personnel un candidat désigné en commun et représentant effectivement le mouvement des masses " et spécifiait que " sans un accord précis sur un programme commun... le Parti communiste français ne saurait envisager de se prononcer dès le premier tour pour un candidat non communiste. "
Malgré ce texte impératif qui ne peut être modifié que par un autre congrès, le Comité central développe actuellement une grande campagne en faveur de ce politicien, collaborateur de la revue pétainiste " France, revue de l'Etat nouveau " en 1942, 11 fois ministre dans des gouvernements anti-ouvriers de la 4ème République et considéré depuis vingt ans comme l'un des agents les plus zélés de l'impérialisme américain en France ;
4). Considèrent que cette décision accélèrera la dégénérescence politique, idéologique et organique du Parti communiste français, si la majorité de ses adhérents ne s'oppose pas résolument à cette ligne opportuniste et révisionniste d'unité à tout prix avec les dirigeants du Parti socialiste S. F. I. O. invoquée par le Comité central pour se justifier.
Pour réussir cette coalition électorale, caricature grossière de l'indispensable unité des masses populaires, le Comité central a dû renoncer préalablement à l'idée même de la nécessité de la révolution socialiste et de la dictature du prolétariat sous la direction du Parti communiste; i1 a dû accepter comme seule alternative possible le " passage pacifique et démocratique " au socialisme! il a dû violer les décisions de son propre Congrès et renoncer au programme commun; il a dû accepter les options pro-américaines de Mitterrand, c'est-à-dire l'Alliance Atlantique, le Marché commun des trusts, l'abandon de toute perspective de nationalisation des monopoles, le régime présidentiel de la Constitution de 1958.
Et après le 5 décembre, s'il veut maintenir cette coalition électorale de circonstance, le Comité central devra donner de nouveaux gages aux dirigeants de la S.F.I.O., peut-être même solliciter l'adhésion du Parti à la " Fédération démocrate et socialiste " inventée par Guy Mollet pour assurer la continuité du pouvoir de la bourgeoisie ;
5). Comprennent le désarroi dans lequel sont jetés des centaines de milliers d'électeurs communistes qui n'ont pas de candidat à eux, qui assistent à la collusion électorale des dirigeants du Parti communiste français avec les agents en France des monopoles germano-américains, qui constatent que l'absence d'un candidat communiste est de nature à favoriser la réélection de de Gaulle que les dirigeants soviétiques paraissent, eux, vivement souhaiter dans leurs déclarations.
S'élèvent contre la néfaste politique gaulliste : politique sociale au service du patronat contre les travailleurs, régime présidentiel au service de la réaction fondé sur la Constitution de 1958, politique étrangère qui reste, quant au fond, une politique impérialiste et néo-colonialiste.
6) .Approuvent le programme communiste minimum adopté par la Conférence nationale communiste du 31 octobre 1965 dont la réalisation suppose que les travailleurs engageront une lutte sans merci contre le pouvoir des monopoles ;
7). Appellent les millions d'électeurs communistes à ne pas se laisser impressionner par de faux dilemmes, à ne voter ni pour de Gaulle, ni pour Mitterrand, ni pour aucun autre candidat de la bourgeoisie capitaliste française, à voter pour la fidélité à l'idéal communiste en confectionnant et en utilisant un bulletin de vote portant l'inscription : " Je vote communiste "

Faute de place, nous ne pouvons présenter qu'une première liste de signataires. Nous présenterons la seconde dans notre numéro de décembre.

Que tous les camarades désireux de s'associer à cette déclaration solennelle nous l'écrivent en précisant leurs noms, ages, profession et anciennetés dans le Parti.

 

ARQUER Joseph, 65 ans, retraité T.P.E., trente-sept ans de parti, Corbères-les-Cabanes (Pyr.-Or).

BARONNET André, 32 ans, ouvrier ajusteur, ancien secrétaire de cellule, trois ans de parti, Angoulême (Charente-Maritime).

BARONNET Christiane, ménagère, trois ans de parti.

BARBOT Louis, 38 ans, cheminot, seize ans de parti, ancien candidat aux élections municipales du Havre (Seine-Maritime).

BERGERON Régis, 42 ans, journaliste communiste, vingt ans de parti, ancien membre du secrétariat fédéral de Seine-et-Marne, rédacteur en chef de " l'Informations de Seine-et-Marne ", chef des services parisiens de " Ce Soir ", secrétaire général des " Lettres Françaises ", chef de la rubrique culturelle et critique littéraire de " l'Humanité ", membre du comité de rédaction de " La Nouvelle Critique ", rédacteur en chef-adjoint de " France Nouvelle ".

BLASQUEZ Henri, 26 ans, ouvrier du bâtiment, six ans de parti, Marseille.

BOYER, Pierre ouvrier métal- IU1.glste, vingt ans de parti, Issoire (Puy-de-Dôme) .

CASTAN Claudette, étudiante, deux ans de parti, Marseille.

COSTE Marcel, 38 ans, instituteur, ancien combattant volontaire de la Résistance, 19 ans de parti, Saint-Savournin (B-du-R).

COUTANT Roland, 25 ans, soudeur à l'arc, un an de parti, Le Mans (Sarthe).

DAUMAS Gérard, lycéen, 19 ans, ancien secrétaire J.C., lycéens de Grenoble (Isère).

DOROUTE Alain, ex-secrétaire bureau de secteur, ex-membre du cercle des J.C., ex-membre du bureau fédéral du Nord des J.C., ex-membre du bureau de section du parti, à Valenciennes (Nord).

FORTIN André, professeur d'enseignement technique, ancien combattant volontaire de la Résistance, vingt-deux ans de parti, ancien membre du comité de section, Marseille.

GAUTHIER Georges, 53 ans, cultivateur, ancien dirigeant de section et cellule, vingt-huit ans de parti, Puyricard, par Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) .

GILLES Robert, commerçant, 50 ans, ancien secrétaire, puis trésorier de cellule, membre de bureau de section, membre du bureau de rayon des JC. avant 1939, candidat aux élections municipales à La Ciotat, vingt-neuf ans de parti, Marseille.

GILQUIN Michel, 20 ans, étudiant ancien militant de l'U,E.C., un an de parti, Tours (Indre).

GIT-LECLERQ Jean, ex-membre du bureau de secteur des J.C., ex-suppléant au bureau fédéral des J.C., ex-membre de la cellule Duquesne, à Valenciennes (Nord).

GRONIER Roger, 42 ans, employé de la Sécurité Sociale minière. ex-responsable illégal des J.C. de Roubaix pendant la guerre, ancien officier F.T.P, 24 ans de parti, ancien secrétaire de la Section de Valenciennes (Nord).

GRONIER Serge, 18 ans, étudiant, ancien membre du bureau fédéral des J.C. du Nord.

GUISSET Isabelle, couturière, vingt-huit ans de parti, veuve du capitaine Georges Guisset, capitaine des Brigades Internationales en Espagne, Perpignan (P.-O.).

HERMEL Jacques, apprenti, ex-membre des J,C., Valenciennes (Nord).

JULIOT Huguette, née CASAUX, employée Compagnie Transatlantique, fille d'un déporté mort à Buchenwald-Dora, ancienne conseillère municipale du Havre, douze ans de parti, Marseille.

JULIOT Marcel, 41 ans, cheminot, ancien responsable des Forces Unies des Jeunesses Patriotiques dans la clandestinité au Havre, ancien combattant volontaire de la Résistance, dix-sept ans de parti, Marseille.

JURQUET Jacques, 43 ans, inspecteur des impôts, vingt et un ans de parti, ancien secrétaire de l'Etat-major F.F.I. du Nord-Jura, ancien combattant de la Résistance, ancien membre du secrétariat fédéral de Seine-et-Marne et du comité fédéral des Bouches-du- Rhône, ancien candidat aux élections législatives à Marseille.

LACABE Paulette, employée Sécurité Sociale, ancienne dirigeante régionale de la Jeunesse Communiste et de l'U.J.F.F. avant 1939, ancienne combattante volontaire de la Résistance, internée politique, ancienne membre du bureau de section de Bordeaux-Centre et du comité régional de l'Union des Femmes Françaises, vingt-huit ans de Parti, Bordeaux.

LALANDE Jean, 38 ans, technicien industriel. Ancien membre du bureau fédéral de Paris-Nord-Est, ancien secrétaire de section de La Courneuve.

LANGLADE Maximilien, 78 ans, directeur d'école honoraire, vihgt ans de parti, Perpignan (P.-O).

LLUCIA Hervé, 59 ans, chirurgien, vingt et un ans de parti, ancien secrétaire de cellule, ancien membre de comité de section, ancien conseiller municipal, membre du bureau national de l'Association "France-Vietnam", titulaire du diplôme de travailleur d'élite du service de santé décerné par le gouvernement de la République démocratique du Viet-Nam, où il fut chef de la mission médicale française, Aubagne (B.-du-Rh).

MAILLET Christian, 43 ans, artiste peintre, ancien C.D.H. (pendant huit ans consécutifs), ancien membre de comité de section. vingt-six ans de parti, Marseille.

MALER Rémy, maire de Baillestavy (Pyrénées-Orientales) .

MARCHETTI Vincent, 46 ans, marin de commerce, ancien combattant volontaire de la Résistance capitaine F.T.P., ancien chef du "groupe spécial" F.T.P., 28 ans de parti, Marseille.

MARCHETTI Micheline, ménagère, ancienne C.D.H., trois ans de parti, Marseille.

MARTY François, 59 ans, instituteur honoraire, ancien commandant F.T.P., ancien membre du secrétariat fédéral des Pyrénées- Orientales, fondateur de l'hebdomadaire fédéral " Le Travailleur Catalan ", trente-neuf ans de parti, Perpignan (Pyrénées-Orientales).

MARTY Suzanne, professeur, vingt ans de parti, Perpignan (Pyrénées-Orientales).

MARY Aimé, maire de Velmanya (Pyrénées-Orientales), village martyr .

MOULIN Jean, 27 ans, ouvrier métallurgiste, cinq ans de parti, Valence (Drôme).

NOTIN Michel, employé de la Sécurité Sociale, ancien membre du bureau fédéral de la Gironde, ancien C.D.H. et dirigeant de section pendant plusieurs années, secrétaire de cellule, vingt ans de parti, Bordeaux.

OLIVER Joseph, 50 ans, ouvrier du bâtiment, adjoint au maire de Velmanya, vingt ans de parti (Pyrénées-Orientales).

ORSONI Georges, 24 ans, manutentionnaire du port, trois ans de parti, Marseille.

PACULL Eloi, 65 ans, manúuvre du bâtiment, quarante-deux ans de parti, Velmanya (Pyrénées-Or).

POLVENT Robert, ancien membre du comité de section, 14 ans de parti, Raismes (Nord).

PRATS Louis, 39 ans, berger, 20 ans de parti, Rigarda (Pyrénées- Orientales).

RICHARD René, 43 ans, ouvrier métallurgiste, Villeneuve--la-Garenne (Seine).

SCIARRONE Barthélemy, 70 ans, vétéran du parti, ancien tourneur-ajusteur, quarante-quatre ans de parti, Marseille.

THIERVOZ Robert, professeur, seize ans de parti, condamné à trois mois de prison avec sursis pour avoir manifesté en 1952 avec les travailleurs de la Viscose, ancien professeur de l'Université Nouvelle, Grenoble (Isère).

TIBERAT Yves-Marc, 43 ans, employé de la Sécurité Sociale, vingt-huit ans de parti, ancien responsable régional des J.C. avant !939, ancien combattant volontaire de la Résistance, ancien commandant F.T.P. dans la Loire, ancien dirigeant de section, Bordeaux.

VAILLOT Camille, ancien mineur de fond, ancien déporté à l'île de Ré, cinq ans de prison, vingt-six ans de parti, Perrecy-les-Forges par Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) .

 

PROGRAMME MINIMUM
Adopté à l'unanimité par notre
Conférence Nationale Communiste
du 31 octobre 1965, à Paris

l..... POUR LES TRAVAILLEURS :
...............-Pas de salaires inférieurs à 700 F par mois ;
.............. -Retour à la semaine de 40 heures sans diminution de salaire
.............. -Retraite à 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes sans toucher aux avantages
.............. acquis, et revalorisation de la retraite des vieux travailleurs pour qu'ils bénéficient de conditions
.............. de vie décentes ;
.............. -Généralisation des quatre semaines de congé payé ;
.............. -Suppression des zones de salaires ;
.............. -A travail égal, salaire égal pour les jeunes, les femmes, et les travailleurs immigrés.

l..... POUR LES PAYSANS :
...............- Coopération agricole sous toutes ses formes par l'octroi de subventions et de prêts à intérêt
............... réduit, meilleur moyen de maintenir la terre aux paysans qui la cultivent et de lutter contre la
............... concentration capitaliste (loi gaulliste d'orientation agricole).

l..... POUR LES FEMMES :
............... -Egalité des conjoints devant la loi ;
............... -Abrogation de la législation qui réprime la propagande anticonceptionnelle et
............... reconnaissance légale du droit à la maternité volontaire.

l..... POUR LES JEUNES :
............... -Réduction du service militaire à six mois ;
............... -Opposition à la main mise du patronat sur l'enseignement technique et les centres
............... d'apprentissage.

l..... POUR L'ENSEIGNEMENT :
............... -Abrogation de toutes les lois antilaïques ;
............... -Réforme et démocratisation réelle de l'enseignement.

.............La Conférence Nationale, dans sa résolution, soulignait encore la nécessité d'abroger la constitution gaulliste de 1958 et de nationaliser tous les monopoles de fait, et définissait les grandes lignes de ce que devrait être la politique étrangère de la France sous le signe de l'indépendance nationale.

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